Carrière Longue : Les Règles Dès Septembre 2026

Le dispositif carrière longue permet de partir plus tôt à la retraite que l’âge légal, à condition d’avoir commencé à travailler jeune et d’avoir assez de trimestres cotisés.

Dès le 1er septembre 2026, certaines générations verront leurs règles de départ évoluer, avec un âge de départ réajusté et un nombre de trimestres précis selon leur année de naissance.

Si vous êtes né entre 1964 et 1970 et que vous avez démarré votre activité avant 21 ans, il vaut mieux vérifier dès maintenant votre relevé de carrière et la date à laquelle vous pourrez partir.

Faire une demande d’attestation auprès de l’Assurance retraite peut sécuriser votre projet de départ à la retraite.

Table des matières

Points clés à retenir

  • Le nouveau calendrier concerne surtout les assurés nés de 1964 à 1970.
  • Il faut avoir commencé à travailler jeune et justifier assez de trimestres cotisés.
  • La date d’effet de la pension peut modifier le bénéfice des nouvelles règles.

Ce qui change à compter du 1er septembre 2026

La suspension de la réforme des retraites vient chambouler le calendrier prévu par la réforme de 2023.

Cette suspension ne touche pas que l’âge légal : elle modifie aussi le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.

La suspension de la réforme de 2023 jusqu’en 2028

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 suspend une partie de la montée en charge de la réforme jusqu’en 2028.

On garde donc, ou on ajuste, l’âge légal de départ et certaines règles de durée d’assurance pour plusieurs générations.

Le décret publié en mai 2026 précise ce que ça implique pour la carrière longue.

Certains assurés pourront partir plus tôt que ce que la réforme initiale prévoyait avant la suspension.

Les assurés réellement concernés par les nouveaux droits

Les nouveaux droits visent surtout les personnes nées entre 1964 et 1970 qui ont commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans.

Il faut aussi remplir les conditions de trimestres exigées au début de la carrière et sur toute la durée d’assurance.

Être né dans la bonne tranche ne suffit pas. L’âge de début d’activité et le nombre de trimestres cotisés restent essentiels.

La date de prise d’effet de la pension, critère décisif

La date à retenir, c’est celle de la prise d’effet de la pension, pas juste la date à laquelle vous arrêtez de bosser.

Si la pension prend effet avant le 1er septembre 2026, vous pouvez relever des anciennes règles, même si la demande arrive après.

Il faut donc bien vérifier la date exacte sur votre dossier.

Parfois, un simple mois d’écart peut tout changer : âge applicable, nombre de trimestres demandé… C’est un détail qui compte.

Âge minimal et trimestres exigés selon votre génération

Votre année de naissance fixe l’âge de départ anticipé et le nombre de trimestres à valider.

Le tableau ci-dessous résume les règles annoncées pour les générations concernées à partir de septembre 2026.

Année ou période de naissance Âge de départ anticipé Trimestres requis
1964 60 ans et 6 mois 170
Du 1er janvier au 31 mars 1965 60 ans et 9 mois 170
Du 1er avril au 30 novembre 1965 60 ans et 9 mois 171
Décembre 1965 60 ans et 8 mois 171
1966 60 ans et 9 mois 172
1967 61 ans 172
1968 61 ans et 3 mois 172
1969 61 ans et 6 mois 172
1970 61 ans et 9 mois 172

Le calendrier applicable aux natifs de 1964 et de 1965

Si vous êtes né en 1964, vous pouvez partir à 60 ans et 6 mois avec 170 trimestres.

Pour les natifs de 1965, ça dépend du mois : 60 ans et 9 mois pour la plupart, 60 ans et 8 mois pour ceux de décembre.

Le nombre de trimestres peut aussi évoluer au fil de l’année.

Entre avril et novembre 1965, il faut 171 trimestres.

Les âges de départ pour les générations 1966 à 1970

Pour les assurés nés en 1966, l’âge de départ anticipé monte à 60 ans et 9 mois.

Ensuite, c’est 61 ans pour 1967, 61 ans et 3 mois pour 1968, 61 ans et 6 mois pour 1969, et 61 ans et 9 mois pour 1970.

Ces âges restent en-dessous de l’âge légal pour votre génération.

Il faut tout de même atteindre 172 trimestres pour ces années-là.

Pourquoi 170, 171 ou 172 trimestres peuvent être demandés

Le nombre de trimestres dépend de votre année de naissance et de la durée d’assurance nécessaire pour le taux plein.

Les seuils de 170, 171 ou 172 trimestres correspondent à chaque génération.

Il faut bien distinguer trimestres validés et durée cotisée pour la carrière longue.

Certaines périodes assimilées comptent, mais dans des limites bien précises.

Les deux conditions à remplir pour bénéficier du dispositif

La retraite anticipée pour carrière longue repose sur deux conditions.

Vous devez avoir commencé à travailler assez tôt et totaliser la durée cotisée requise pour votre génération.

Avoir commencé son activité avant 16, 18, 20 ou 21 ans

L’âge de début de carrière ouvre différents paliers de départ.

Selon votre situation, il faut avoir travaillé avant 16, 18, 20 ou 21 ans.

L’Assurance retraite regarde les trimestres validés au début du parcours.

Les périodes d’activité doivent être suffisamment anciennes et appuyées par des cotisations ou périodes admises.

Justifier des trimestres avant la fin de l’année civile

En général, il faut avoir validé au moins 5 trimestres avant la fin de l’année civile de votre âge de référence.

Si vous êtes né en fin d’année, 4 trimestres suffisent.

Par exemple, une personne née en novembre doit compter les trimestres acquis avant le 31 décembre de ses 20 ans.

Le relevé de carrière permet de vérifier ce point, qui peut vraiment faire la différence.

Réunir la durée cotisée tous régimes confondus

Il faut atteindre la durée cotisée exigée en additionnant les périodes de tous les régimes de retraite français.

Les trimestres peuvent venir d’une activité salariée, indépendante ou agricole.

Ils doivent être bien enregistrés auprès de l’assurance retraite.

Un trimestre manquant sur un régime peut retarder le départ, même si vous avez cotisé.

Quels trimestres sont retenus dans la durée cotisée

La durée cotisée comprend les trimestres issus d’une activité ayant donné lieu à des cotisations.

Certaines périodes sans cotisation directe comptent aussi, mais il y a des plafonds et des conditions.

Activité salariée, apprentissage et stage de formation professionnelle

Les trimestres issus d’une activité salariée sont pris en compte quand ils apparaissent sur le relevé de carrière.

Les périodes d’apprentissage comptent si les cotisations ont bien été versées et selon les règles de l’époque.

Les stages de formation professionnelle peuvent aussi ouvrir des droits dans certains cas.

Gardez bien attestations, bulletins de salaire et justificatifs de rémunération, au cas où il y aurait un oubli.

Périodes assimilées admises dans certaines limites

Certaines périodes assimilées peuvent compléter la durée cotisée : service militaire, assurance maternité, chômage indemnisé, maladie, accident du travail, incapacité temporaire.

Des trimestres peuvent aussi être retenus pour une pension d’invalidité, le compte professionnel de prévention ou des dispositifs familiaux.

Ces périodes sont plafonnées.

Elles ne remplacent pas toujours des trimestres cotisés et n’assurent pas forcément d’atteindre le seuil demandé.

Périodes à l’étranger et accords internationaux

Si vous avez travaillé à l’étranger, ces périodes peuvent compter si un accord international de sécurité sociale existe entre le pays et la France.

On examine alors les périodes selon les règles de coordination des régimes.

Il faut transmettre tous les justificatifs disponibles.

Les délais de vérification peuvent être longs, surtout si la caisse étrangère doit confirmer.

Enfants et mères de famille : mesures annoncées et limites à connaître

Les droits liés aux enfants, comme l’assurance vieillesse des parents au foyer ou des aidants, peuvent intervenir dans le calcul.

Des mesures pour les mères de famille pourraient aussi modifier certains droits à partir de septembre 2026.

Mais ces trimestres ne sont pas toujours considérés comme cotisés pour la carrière longue.

Il vaut mieux demander une confirmation écrite à votre caisse avant de les intégrer dans votre date prévisionnelle de départ.

Vérifier ses droits et préparer sa demande

Préparer son dossier sérieusement, ça évite les mauvaises surprises ou un report de pension.

Votre relevé de carrière, une simulation officielle et une attestation de départ sont les principaux documents à réunir.

Contrôler son relevé de carrière et corriger les omissions

Consultez votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr et passez chaque période en revue : emplois, salaires, apprentissage, chômage, maladie.

Regardez de près les premières années, car elles servent à prouver le début de carrière.

Si un trimestre manque, envoyez bulletins de salaire, certificats de travail ou attestations à l’Assurance retraite.

Corrigez avant de déposer la demande, ça simplifie tout.

Utiliser le service Obtenir mon âge de départ à la retraite

Le service Obtenir mon âge de départ à la retraite donne une première estimation selon votre année de naissance et votre âge de début d’activité.

C’est bien pratique pour repérer une date possible et voir les trimestres qu’il reste à valider.

Comparez cette estimation avec votre relevé réel.

Le résultat peut changer si une période est corrigée ou si un trimestre assimilé n’est finalement pas retenu.

Demander l’attestation nécessaire avant le dépôt du dossier

Demandez une attestation de départ provisoire si vous n’avez pas encore arrêté votre projet de départ.

Avant d’arrêter votre activité, préférez l’attestation de départ définitive. Ce document confirme que toutes les conditions sont bien remplies à la date fixée.

Ne quittez pas votre emploi juste parce qu’une simulation vous paraît favorable. L’attestation de votre caisse reste le moyen le plus sûr de fixer votre départ à la retraite.

Déposer sa demande de pension au bon moment

Déposez votre demande de pension plusieurs mois avant la date que vous souhaitez.

Indiquez la date de prise d’effet, puis joignez l’attestation et tous les justificatifs demandés.

Prévenez aussi votre employeur, selon les règles de votre contrat. Une demande complète évite des échanges inutiles et limite les retards de paiement.

Les points à contrôler avant de fixer sa date de départ

Une simple date théorique ne suffit pas pour décider.

Vérifiez la durée d’assurance, les revenus professionnels attendus, et demandez une confirmation à votre caisse de retraite.

Comparer la date possible avec l’âge légal applicable

Comparez l’âge auquel vous pouvez partir avec l’âge légal de votre génération.

Partir plus tard peut parfois améliorer votre pension, grâce à quelques trimestres supplémentaires ou à une meilleure prise en compte de vos revenus.

Si vous êtes proche du nombre de trimestres requis, cette comparaison devient vraiment utile.

Quelques mois de travail en plus peuvent changer le montant de votre retraite.

Mesurer l’incidence d’une période manquante ou de revenus professionnels

Une période manquante sur votre relevé peut vous empêcher d’accéder à la retraite anticipée.

Des revenus mal déclarés peuvent aussi réduire le nombre de trimestres validés, même si vous avez effectivement travaillé.

Regardez bien les années où vos salaires semblent faibles ou incomplets. Ce contrôle révèle souvent les erreurs les plus gênantes.

Faire confirmer sa situation par sa caisse de retraite

Votre caisse de retraite seule peut valider votre situation individuelle.

Demandez-lui de confirmer l’âge applicable, la durée cotisée retenue, et la date d’effet de la pension.

Gardez bien les réponses et les attestations reçues. Ces documents serviront à justifier votre décision si jamais on réexamine votre dossier.

Frequently Asked Questions

Quelles sont les nouvelles conditions pour bénéficier d’un départ anticipé au titre d’une carrière longue ?

Vous devez avoir commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans, selon le palier qui vous concerne.

Il faut aussi réunir le nombre de trimestres cotisés exigé pour votre année de naissance, dont une partie avant la fin de l’année civile de vos 20 ou 21 ans, selon le cas.

À quel âge peut-on partir à la retraite avec une carrière longue ?

L’âge dépend de votre année de naissance et de l’âge où vous avez commencé à travailler.

Pour les générations concernées à partir de septembre 2026, ça se situe entre 60 ans et 6 mois et 61 ans et 9 mois, si toutes les conditions sont remplies.

Combien de trimestres faut-il avoir cotisés pour partir avant l’âge légal ?

Le nombre de trimestres requis varie selon votre génération.

On demande 170 trimestres pour 1964, 170 ou 171 pour 1965, puis 172 pour les générations 1966 à 1970.

Quels trimestres sont pris en compte dans le dispositif carrière longue ?

Les trimestres cotisés au titre d’une activité professionnelle comptent en priorité.

Certaines périodes assimilées, comme le service militaire, la maladie, la maternité, le chômage indemnisé ou les accidents du travail, peuvent aussi être retenues, mais dans des limites précises.

Comment vérifier si l’on est éligible à un départ anticipé pour carrière longue ?

Commencez par consulter votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr.

Utilisez ensuite le service « Obtenir mon âge de départ à la retraite », puis demandez une attestation à l’Assurance retraite pour une confirmation officielle.

Quelles démarches effectuer pour demander une retraite anticipée pour carrière longue ?

Commencez par vérifier votre relevé de carrière et corrigez les erreurs éventuelles. Ensuite, demandez l’attestation nécessaire.

N’attendez pas la dernière minute : déposez votre demande de pension plusieurs mois avant la date souhaitée. N’oubliez pas d’indiquer précisément la date de prise d’effet.

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