Impôts : peut-on déduire les intérêts d’un crédit immobilier ? Guide complet 2026

Vous vous demandez si les intérêts d’un crédit immobilier sont encore déductibles de vos impôts ? Depuis 2011, il n’est plus possible de déduire les intérêts d’emprunt pour l’achat de votre résidence principale ou secondaire. Cette évolution fiscale a supprimé cet avantage pour les prêts contractés après cette date, même en cas d’augmentation des taux.

Toutefois, il existe encore des situations où cette déduction peut s’appliquer, notamment pour les investissements locatifs. En choisissant le bon régime fiscal et en respectant les conditions précises, vous pouvez déduire les intérêts de vos revenus fonciers, ce qui peut alléger votre imposition. Comprendre ces règles vous permet de mieux gérer votre investissement immobilier.

Points essentiels

  • La déduction des intérêts ne s’applique plus aux résidences principales ou secondaires depuis 2011.
  • Les intérêts sont déductibles si vous investissez dans l’immobilier locatif sous un régime réel d’imposition.
  • Bien déclarer vos intérêts et choisir le bon régime fiscal est crucial pour optimiser votre réduction d’impôt.

Déduction des intérêts d’emprunt : principes et bénéficiaires

Lorsque vous contractez un crédit immobilier, comprendre les différences entre les mécanismes fiscaux liés aux intérêts d’emprunt est essentiel. De plus, l’éligibilité à ces avantages varie fortement selon la nature du bien financé : résidence principale, secondaire ou investissement locatif.

Différence entre déduction, réduction et crédit d’impôt

La déduction fiscale consiste à soustraire les intérêts d’emprunt de vos revenus imposables, réduisant ainsi votre base taxable. Par exemple, en immobilier locatif, les intérêts payés sont déduits de vos revenus fonciers, ce qui diminue le montant sur lequel votre impôt est calculé.

À contrario, la réduction d’impôt diminue directement le montant d’impôt à payer, mais elle ne s’applique pas aux intérêts d’emprunt.

Le crédit d’impôt vous rembourse une partie des dépenses engagées, même si vous n’êtes pas imposable. Toutefois, depuis 2011, ce mécanisme ne s’applique plus aux intérêts des prêts pour des résidences principales.

En résumé : seuls les intérêts pour des investissements locatifs ou certaines opérations spécifiques peuvent être déduits, tandis que les crédits ou réductions d’impôt sont rares ou supprimés concernant les prêts immobiliers classiques.

Éligibilité selon la nature du bien : résidence principale, secondaire ou investissement locatif

Pour votre résidence principale, il est important de savoir que la déduction des intérêts d’emprunt n’est plus applicable aux prêts contractés depuis 2011. Vous ne pouvez donc pas déduire ces intérêts de votre revenu imposable.

En revanche, si vous investissez dans un bien destiné à la location (résidence locative), vous pouvez déduire les intérêts sous certaines conditions, notamment en optant pour le régime réel d’imposition. Ces intérêts seront soustraits de vos revenus fonciers ou du résultat fiscal si vous louez en meublé au régime réel.

Concernant la résidence secondaire, aucune déduction fiscale n’est accordée sur les intérêts d’emprunt, sauf si vous la mettez en location. Dans ce cas, elle devient un bien locatif et peut bénéficier des mêmes règles que l’investissement locatif.

En résumé : seule la déduction des intérêts liés à des biens générant des revenus locatifs est autorisée fiscalement. Résidences principales et secondaires utilisations personnelles excluent cette déduction.

Déduire les intérêts d’un crédit immobilier pour un investissement locatif

Lorsque vous financez un bien destiné à la location, les intérêts de votre emprunt immobilier peuvent être déduits de vos revenus fonciers ou de vos revenus locatifs sous certaines conditions précises. Que vous louiez en nu, en meublé, ou via une structure comme une SCI ou une SCPI, les règles fiscales varient et influencent directement votre base imposable.

Déduction dans le cadre d’une location nue (non meublée)

Pour une location vide, les intérêts d’emprunt sont déductibles dans le cadre du régime réel d’imposition. Ce régime s’impose automatiquement si vos revenus fonciers dépassent 15 000 € par an, mais vous pouvez aussi l’opter volontairement.

Sous ce régime, vous pouvez déduire :

  • Les intérêts versés au titre du prêt immobilier
  • Les primes d’assurance emprunteur associées
  • D’autres charges comme les frais de gestion, travaux et charges de copropriété

Ces déductions viennent réduire vos revenus fonciers imposables. En cas de dépenses supérieures aux revenus (déficit foncier), vous pouvez imputer le déficit sur votre revenu global dans une limite annuelle de 10 700 €, à condition que les dépenses ne concernent pas les intérêts.

Déduction dans le cadre d’une location meublée

En location meublée, les règles diffèrent selon le régime fiscal choisi. Sous le régime micro-BIC, un abattement forfaitaire est appliqué (50 % ou 30 % selon le type de location) mais vous ne pouvez pas déduire les intérêts d’emprunt.

En revanche, sous le régime réel BIC (notamment pour LMNP ou LMP), vous pouvez imputer les intérêts d’emprunt comme charges. Ils viennent réduire le résultat fiscal, en plus d’autres dépenses (amortissements, frais, travaux).

Ce régime est souvent plus avantageux si vos charges sont élevées, car il permet d’optimiser la fiscalité en tenant compte précisément des dépenses liées à votre activité locative meublée.

Investissement via SCI et SCPI

Si vous investissez via une SCI, la déduction des intérêts dépend du régime fiscal de la société. En SCI à l’impôt sur le revenu, les associés peuvent déduire leur quote-part d’intérêts d’emprunt des revenus fonciers, suivant les mêmes règles que pour une location nue.

Concernant les parts de SCPI, les intérêts d’emprunt liés à leur acquisition sont également déductibles des revenus distribués, sous réserve d’opter pour le régime réel. Cela permet de réduire la base imposable sur les revenus fonciers perçus via ces placements collectifs.

Pour ces investissements via des sociétés civiles, la gestion comptable et fiscale est plus complexe, mais la possibilité de déduire les intérêts reste un levier intéressant pour optimiser votre fiscalité locative.

Régimes fiscaux et modalités de déclaration

La déduction des intérêts d’emprunt dépend du régime fiscal choisi et du type de location. Vous devez bien comprendre ces régimes pour optimiser vos déclarations et utiliser les formulaires adaptés. Les systèmes varient selon que vous soyez en location vide ou meublée, ainsi que selon vos seuils de revenus.

Régime réel d’imposition : fonctionnement et application

Le régime réel d’imposition s’applique lorsque vos revenus locatifs dépassent certains plafonds ou si vous l’avez choisi volontairement. Il permet de déduire toutes les charges réelles liées à votre investissement, y compris les intérêts d’emprunt, travaux, frais de gestion, et assurances.

Vous devez déclarer vos revenus fonciers dans le formulaire 2044, en détaillant vos charges déductibles. En cas de location meublée au régime réel, la déclaration se fait via le formulaire 2031 et, si applicable, la liasse fiscale

Calcul, justificatifs et conseils pour optimiser la déduction

Pour déduire au mieux les intérêts liés à un crédit immobilier, vous devez prendre en compte tous les frais annexes et suivre précisément le montant des intérêts payés annuellement. La rigueur dans le suivi des documents et la compréhension des mécanismes fiscaux vous permettront d’optimiser votre déclaration.

Frais déductibles annexes : assurance, agios, frais de dossier et de cautionnement

Vous pouvez inclure dans vos charges déductibles plusieurs frais annexes liés à votre crédit immobilier. L’assurance emprunteur, souvent obligatoire, est généralement déductible si elle concerne un bien destiné à la location. Les frais de dossier facturés par la banque sont aussi déductibles, mais seulement s’ils sont différenciés dans votre contrat.

Les agios perçus en cas de découvert ou sur le prêt peuvent parfois être intégrés aux charges si leur nature est liée à l’emprunt. Le coût de l’organisme de cautionnement, qu’il s’agisse d’une garantie bancaire ou d’un tiers garant, est aussi une charge à ne pas négliger. Ces frais doivent impérativement être justifiés par des documents officiels pour être acceptés au contrôle fiscal.

Calcul des intérêts déductibles et suivi (tableau d’amortissement, intérêts intercalaires)

Le calcul des intérêts que vous pouvez déduire repose sur votre tableau d’amortissement, un document clé qui détaille la part de chaque mensualité affectée aux intérêts. Vous devez extraire précisément cette somme pour chaque exercice fiscal.

Les intérêts intercalaires, versés lors de travaux ou avant la mise en service d’un bien destiné à la location, sont aussi déductibles. Leur gestion nécessite une attention particulière, car ils ne correspondent pas à des paiements réguliers mais doivent être intégrés dans le calcul global.

Pour optimiser cette déduction, conservez toutes les échéances, contrats et attestations bancaires. Utiliser un suivi annuel rigoureux vous aide à ne rien omettre au moment de remplir votre déclaration d’impôts 2025.

Déficit foncier et report sur les années suivantes

Le déficit foncier survient lorsque vos charges, intérêts inclus, dépassent vos revenus fonciers. Dans ce cas, le trop-perçu peut se reporter sur les revenus fonciers des 10 années suivantes, vous offrant un levier fiscal important.

Pour bénéficier de ce mécanisme, vous devez déclarer précisément ces déficits dans votre déclaration. Seules les dépenses strictement nécessaires et justifiées sont acceptées. Il est essentiel de différencier clairement les charges liées à votre résidence principale des charges foncières pour éviter tout rejet.

Enfin, le déficit foncier n’impute pas directement votre revenu global sauf dans la limite de 10 700 € par an, et le restant est reportable. Vous devez donc anticiper ces règles pour optimiser vos charges et votre fiscalité sur plusieurs années.

Foire aux questions

Vous pouvez déduire les intérêts d’emprunt uniquement dans des conditions précises liées à la nature du bien et au régime fiscal choisi. La déclaration nécessite une attention particulière aux formulaires et aux cases adéquates. Des règles spécifiques encadrent les plafonds et les documents à fournir pour justifier cette déduction.

Quelles sont les conditions pour déduire les intérêts d’un prêt immobilier de ses impôts ?

La déduction est possible uniquement si le bien est destiné à la location, nue ou meublée, et que vous optez pour le régime réel d’imposition. Les prêts pour la résidence principale ne sont plus éligibles depuis 2011.

Vous devez également veiller à ce que le bien génère des revenus locatifs déclarés, car c’est la condition pour inclure les intérêts comme charges déductibles.

Comment déclarer les intérêts de prêt immobilier dans la déclaration de revenus ?

Pour la location nue, utilisez le formulaire 2044, en reportant les intérêts sur la ligne 250.

Pour la location meublée sous régime réel BIC, déclarez-les via le formulaire 2031 et ses annexes. Assurez-vous de bien distinguer les intérêts du capital remboursé.

Existe-t-il des plafonds de déduction pour les intérêts d’emprunt immobilier ?

Il n’existe pas de plafond spécifique pour la déduction des intérêts en régime réel. Toutefois, le régime micro-foncier interdit la déduction isolée puisqu’il applique un abattement forfaitaire de 30 % couvrant toutes les charges, y compris les intérêts.

Ce plafond implicite peut donc limiter vos économies d’impôt si vos frais réels sont supérieurs à cet abattement.

Peut-on bénéficier de la déduction des intérêts d’emprunt pour un investissement locatif ?

Oui, vous pouvez déduire les intérêts liés à un crédit contracté pour acheter un bien locatif, qu’il soit loué nu ou meublé.

Cette déduction s’applique aussi aux prêts liés à des travaux ou des améliorations réalisées sur le bien. Les conditions de régime réel doivent être respectées.

Comment la déduction des intérêts affecte-t-elle le calcul de l’impôt sur le revenu ?

En réduisant votre revenu foncier ou vos bénéfices industriels et commerciaux, la déduction diminue la base imposable.

Si vos intérêts et charges dépassent vos loyers, elle peut même générer un déficit foncier reportable sur plusieurs années, ce qui baisse encore votre imposition future.

Quels documents faut-il fournir pour justifier de la déduction des intérêts d’emprunt immobilier ?

Vous devez conserver l’attestation annuelle fournie par votre banque, détaillant le montant exact des intérêts payés.

Il est également important de garder toutes les pièces justificatives liées au prêt et aux éventuels travaux pour les présenter en cas de contrôle fiscal.

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